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La guerre des tétons

Parler du cancer autrement

15 janvier 2021 Elles/ils en parlent

Lili Sohn est auteure de la célèbre BD « la Guerre des tétons » qui raconte son combat contre un cancer du sein diagnostiqué à 29 ans. Avec un ton direct et décomplexé, elle tente de répondre à toutes les questions qu’on peut se poser sur le cancer du sein. On Peut Faire Mieux l’a rencontrée pour comprendre comment son travail peut aider à dédramatiser et expliquer les traitements de cette maladie qui touche près de 59 000 femmes chaque année en France.

Vous avez commencé à parler de votre cancer du sein sur votre blog « Tchao Gunther », le nom que vous aviez donné à votre cancer du sein. Quelle était l’idée derrière ce projet ?
« J’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein en 2014, à 29 ans, touchée par la même mutation génétique qu’Angelina Jolie. A l’époque, je vivais au Canada, loin de ma famille et de mes amis et j’ai eu envie de partager avec eux ce qui m’arrivait, d’extérioriser mes émotions. J’avais aussi besoin de comprendre précisément ce qui se passait à chaque étape du traitement.

Comment vous êtes-vous documentée ?
J’ai posé énormément de questions aux équipes médicales qui m’ont suivie. Ils ont pris le temps de m’expliquer, puis de relire mes planches de BD, en se rendant compte à quel point ça pouvait les aider d’avoir ce genre  d’outils pour expliquer les choses simplement à leurs patientes.

Quelles ont été les retombées de ce blog ?
Il y a eu des effets très bénéfiques, sur moi d’abord, pour dédramatiser ce qui m’arrivait. J’ai aussi reçu de très nombreux messages de soutien, qui m’ont donné l’énergie de me battre. Et puis sur le plan professionnel, j’étais bien loin d’imaginer que les choses allaient prendre cette tournure. Quand on est malade, en arrêt de travail, on perd sa fonctionnalité sociale, et ce blog m’a aidée psychologiquement en me donnant un projet personnel. Par la suite, il m’a donné l’envie et la matière pour écrire les 3 tomes de la « Guerre des Tétons ». 

Quels sont les messages que vous espérez faire passer via votre travail, avec ce ton décalé, direct et décomplexé qui vous caractérise ?
D’abord, témoigner que c’est une maladie qui se soigne et dont on peut sortir grandi. Ensuite, rappeler à quel point il est important d’être attentif à son corps et bien sûr « checker ses boobs » tous les mois ! Pour finir, l’importance de connaître la maladie, ses symptômes et ses traitements pour soi, mais aussi pour accompagner une proche touchée par la maladie. C’est dur aussi d’accompagner parce que ça renvoie à ses propres peurs, mais c’est un soutien indispensable aux malades. Le ton que j’utilise me permet de dédramatiser tous les sujets compliqués ou tabous. 

Sur la période 2017-2018, 460 000 femmes de 50 à 74 ans résidant dans la région Grand Est ont participé au dépistage organisé du cancer du sein, soit 52,7 % des femmes invitées.

Le dépistage organisé du cancer du sein concerne toutes les femmes entre 50 et 74 ans, sans symptômes et n'ayant pas de facteurs de risque particuliers de cancer du sein, autre que leur âge. Il permet de détecter une anomalie avant l’apparition des symptômes, car une détection précoce augmente les chances de guérison, des traitements moins lourds et moins de séquelles.

La décision de s’engager dans une démarche de dépistage est un choix personnel : il est important de prendre connaissance des avantages et des inconvénients de cette démarche avant de décider d’y prendre part. Retrouvez toutes les informations utiles sur ameli.fr ou sur le site de l’Institut National du Cancer.

Pour aller plus loin :
>Le site de Lili Sohn
 

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personnages se serrant la main

Autour du dépistage des cancers, les bonnes pratiques existent !

François
55000 Bar-le-Duc
12 mars 2021

J'approche les 60 ans et il me semble important d'effectuer un test de dépistage du cancer colorectal. C’est pas glamour, mais c’est rapide et indolore, et ça peut m’éviter le pire !

Dépistage des cancers

Haut
36

Esteban
68100 Mulhouse
11 février 2020

Je n'ai pas d'antécédents familiaux de cancer, mais j'ai quand même parlé à mon médecin traitant : j'ai confiance en lui et j'ai tout de suite pris rendez-vous pour un dépistage, histoire d'être tranquille… Prévenant, j'avais bien gardé l'invitation reçue, du coup la démarche a été simple.

Dépistage des cancers

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290

Youssouf
54700 Pont-à-Mousson
11 février 2020

Mieux vaut prévenir que guérir : je fais du sport toutes les semaines (ça déstresse bien), je vais au boulot à vélo, je mange équilibré..., bref, j'ai une bonne hygiène de vie. Et suis en pleine forme !

Dépistage des cancers

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292

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