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HPV vaccin

Papillomavirus : des armes efficaces pour s’en protéger

16 octobre 2020 Le dossier du mois

70 à 80% des personnes sexuellement actives y seraient confrontées. L’infection au papillomavirus humain (HPV) est une infection sexuellement transmissible très fréquente, qui concerne les femmes comme les hommes et est à la source de plusieurs types de cancers. Pourtant des solutions existent pour s’en protéger…

Le HPV : une infection bénigne dans la plupart des cas mais…

200 génomes sont connus pour le HPV. La plupart d’entre eux ne provoquent aucun symptôme et n’entraînent aucune complication. Dans 70 à 90% des cas, le virus disparaît de lui-même. Cependant, il existe quelques types de HPV qui peuvent entraîner plusieurs formes de complications 

Les différents types de HPV à risques
•    Les types "à haut risque" (tels que les HPV 16 et 18) peuvent provoquer un cancer du col de l’utérus ou des modifications des cellules de la muqueuse qui peuvent évoluer en cancer. Ainsi, en France, près de 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année et environ 1 100 femmes en décèdent. Outre le col de l’utérus, le HPV est aussi fréquemment mis en cause dans de nombreux cas de cancers du vagin, de l’anus, du pénis ou plus encore de l’oropharynx (la gorge). Pour l’ensemble de ces cancers, il y a lien notable avec l’évolution des pratiques sexuelles.
•    Les types "à bas risque" (p.ex. les HPV 6 et 11) peuvent entraîner des condylomes (verrues génitales) et des lésions bénignes (anormales, mais non cancérigènes) du col de l’utérus.
Parmi les risques entraînés par une infection au HPV, il faut noter également celui de devenir stérile.

Quels modes de transmission ? 

Le HPV est considéré comme une infection sexuellement transmissible. 
•    Le plus souvent, il se transmet lors d’un rapport sexuel (vaginal, anal et oral)
•    D’autres types de HPV se transmettent par contact cutané (frottement, caresses sexuelles)
•    Et enfin, plus rarement par contact indirect (objets, surface contaminée, siège des toilettes) 

La vaccination pour les filles mais aussi pour les garçons

L’utilisation du préservatif durant les rapports ne permet pas de se protéger complètement contre le HPV. Pour autant, il existe plusieurs vaccins pour s’en préserver. L’infection ayant en général lieu dans les premières années de la vie sexuelle, la vaccination est recommandée pour toutes les jeunes filles mais aussi tous les garçons (à compter du 1er janvier 2021) âgés de 11 à 14 ans révolus. Le vaccin est d'autant plus efficace que les jeunes filles et les jeunes garçons n'ont pas encore été exposés au risque d'infection par le HPV. Un rattrapage est possible pour les jeunes âgés de 15 à 19 ans. La vaccination peut être réalisée :
•    par un médecin ou une sage-femme ;
•    par un infirmier sur prescription d'un médecin ou d'une sage-femme ;
•    dans un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic, un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.

Le vaccin contre l'infection à papillomavirus humain (HPV) fait partie des vaccins pris en charge par l'Assurance Maladie. Il est remboursé, sur prescription médicale, à 65 %. Votre complémentaire prend habituellement en charge le remboursement du complément.

Lien utile : https://www.ameli.fr/marne/assure/sante/themes/vaccination/vaccins-recommandes#text_7429

L’Australie annonce être en passe d’éradiquer le cancer du col de l’utérus sur son territoire. 

La proportion des femmes âgées de 18 à 24 ans porteuses des deux principaux types du virus responsables de la maladie y a chuté de 23 % à 1 % entre 2005 et 2015. Un résultat impressionnant dû à une large campagne de vaccination gratuite lancée depuis 2007 auprès des jeunes filles de 12-13 ans et depuis 2013 auprès des garçons dans les collèges. Conséquence, aujourd’hui 80 % des Australiennes et 75 % des Australiens de 15 ans sont vaccinés, ce qui amène les modélisations épidémiologiques à envisager la fin de la circulation du virus, et de tout risque d’infection.

Le Dépistage, un acte de prévention complémentaire essentiel

Le HPV étant la principale cause du cancer du col de l’utérus, un programme de dépistage du cancer du col de l’utérus est proposé aux femmes âgées de 25 à 65 ans. 

Il repose sur la réalisation d’un frottis cervico-utérin ou d’un test HPV qu’il est conseillé de réaliser tous les trois ans, après deux frottis négatifs à un an d’intervalle. L’examen cytologique (frottis conventionnel) et le test HPV sont tous les deux des frottis et sont réalisés par prélèvement de cellules au niveau du col de l'utérus. Il y a tout de même une différence :
•    Le frottis conventionnel (examen cytologique) permet la recherche d'éventuelles anomalies.
•    Le test HPV est aussi un frottis mais destiné à rechercher la présence d'ADN du virus HPV à haut risque chez les femmes, habituellement les virus HPV considérés comme directement associés au cancer du col de l'utérus.

On considère que 90 % des cancers du col de l’utérus pourraient être évités grâce au dépistage.Le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus, ne se substitue pas à la vaccination contre le HPV ; ils sont complémentaires, même si vous êtes vaccinée.

Parlez-en avec votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme, ils sont tous les trois aptes à réaliser ce dépistage et à répondre à toutes vos questions sur le sujet.

Lien utile : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus
 

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Médecin tenant une seringue prêt à faire un vaccin

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personnages se serrant la main

Autour de la vaccination, les bonnes pratiques existent !

Pascal
57430 SARRALBE
8 octobre 2020

Je ne me suis jamais trop inquiété de savoir où j'en étais de mes vaccinations et mon médecin m'a proposé de faire le point. Là, je me suis dit que ce n'était vraiment pas prudent de continuer à jardiner et à bricoler sans être protégé contre le tétanos… et une semaine après, c'était fait !

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Jeanne
08240 AUTHE
8 octobre 2020

C'est normal qu'on se pose des questions sur les vaccins, mais je crois que le vrai risque, c'est de revoir chez nous des maladies comme la tuberculose ou la rougeole. Alors j’en parle autour de moi.

Vaccination

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Sylvain
52000 CHAUMONT
8 octobre 2020

Pour nous c’était évident : avant d’aller à la crèche, Elia devait être à jour de tous ses vaccins, parce qu’au contact des autres enfants, elle doit être bien protégée. Et on trouve ça plutôt normal que les vaccins soient obligatoires.

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