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Pasteur

Les origines de la vaccination avec Edward Jenner, une vache et Louis Pasteur

2 octobre 2020 Incollables

Injecter une maladie dans le corps d’une personne dans le but de la protéger contre cette même maladie ? Quelle drôle d’idée ! Et pourtant, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination est aujourd’hui le moyen de prévention le plus efficace pour lutter contre les maladies infectieuses. OPFM vous propose un saut dans le temps pour découvrir les origines de la vaccination moderne. 


L’histoire de la vaccination telle que nous la connaissons aujourd’hui trouve ses origines dans celle de la variole au 18e siècle. Aussi appelée petite vérole, cette maladie très contagieuse tue et défigure alors les populations en Europe. Mais c’est précisément en 1796 qu’Edward Jenner, un médecin de campagne anglais, entre en scène et fait une découverte qui va tout changer. 


À la fin du 18e siècle, l’Europe est submergée par les cas de varioles. Observateur, Edward Jenner remarque que lorsque la variole contamine un village, certaines personnes ne tombent pas malades. Il s’agit toujours de fermiers qui s’occupent de leur troupeau de vaches. Par contre, ils sont bien souvent atteints de la vaccine ou variole de la vache, une maladie qui ressemble à la variole mais qui n’est pas dangereuse pour l’homme. Le médecin se pose alors la question : une personne infectée par la vaccine pourrait-elle être immunisée contre la variole ?

Pour y répondre, il contamine un jeune patient sain avec du pus prélevé chez un malade atteint de vaccine. Quelques temps après, pour valider « l’expérience », le médecin inocule la variole humaine au garçon. Eurêka ! L’enfant ne développe pas la maladie. Edward Jenner vient, sans le savoir, de poser les bases de la vaccination.

Aller plus loin : les travaux de Pasteur

Il faut patienter encore près d’un siècle avec les expériences de Louis Pasteur inspirées de celles d’Edward Jenner pour que la recherche sur la vaccination fasse un nouveau bond en avant. 
En 1879, au cours de ses travaux sur le choléra des poules, le scientifique français découvre qu’en injectant une culture vieillie de la bactérie – et donc atténuée – à des poules, celles-ci tombent malades mais ne meurent pas. Mieux encore, elles développent des défenses qui leur permettent de lutter contre la bactérie dans sa version jeune, virulente et souvent mortelle . 
Une hypothèse émerge alors dans son esprit : un microbe « atténué » protégerait l'organisme contre un microbe « virulent ». Pasteur vient ainsi de créer le premier vaccin atténué. Un principe qu’il explique scientifiquement en 1881 comme étant « des germes affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui préserve de la maladie mortelle. »
À ce moment de l’histoire, il est temps pour Pasteur d’orienter ses recherches vers la vaccination humaine : il n’est plus très loin du but.

Le saviez-vous ? 
C’est en l’honneur d’Edward Jenner et de ses découvertes que Louis Pasteur baptise son procédé  « vaccin » (du latin « vacca », la vache).

La rage de soigner 

Dès 1880, Louis Pasteur travaille sur une maladie commune aux hommes et aux animaux : la rage. C’est l’une des maladies les plus dangereuses de l’époque car il n’existe aucun remède. Une fois contractée, la maladie est mortelle dans la quasi-totalité des cas.
Après avoir réalisé de nombreux tests concluants, il décide d’expérimenter son traitement, le 6 juillet 1885, sur un jeune écolier alsacien du nom de Joseph Meister. L’enfant, mordu par un chien enragé, subit 13 injections en 10 jours. Pasteur espère alors que la souche atténuée du virus contenu dans ces injections stimule ses défenses immunitaires avant qu’il ne soit trop tard. 
Après quelques temps, le résultat est sans appel : l’enfant est sauvé, le vaccin a fonctionné. Le procédé du scientifique marque alors un tournant : il s’agit de la première application à l’homme d’un virus atténué qui n’a pas pour origine une maladie d’animaux. Pasteur a « simplement » réduit de manière artificielle la virulence du microbe pour l’utiliser comme vaccin. 
Par la suite, 350 personnes sont vaccinées contre la rage. C’est la consécration pour le scientifique. L’institut Pasteur, dédié à la vaccination, voit le jour 3 ans plus tard. Il existe toujours aujourd’hui et ses chercheurs travaillent notamment sur l’élaboration d’un vaccin anti-Covid.
L’histoire continue

Aujourd’hui, près de 2 à 3 millions de décès sont évités chaque année grâce à la vaccination. Et même si certaines maladies pour lesquelles il existe un vaccin ont disparu en France, il est important de tenir à jour son calendrier vaccinal. Découvrez pourquoi et comment sur ameli.fr
Vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de la vaccination ? Rien de plus simple, rendez-vous sur vaccination-info-service.fr
OPFM vous donne également rendez-vous très prochainement à l’occasion de la sortie de sa prochaine grande thématique dédiée à la vaccination. En attendant, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter OPFM pour ne rien rater des nouveautés à venir.

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Médecin tenant une seringue prêt à faire un vaccin

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Autour de la vaccination, les bonnes pratiques existent !

Jeanne
08240 AUTHE
8 octobre 2020

C'est normal qu'on se pose des questions sur les vaccins, mais je crois que le vrai risque, c'est de revoir chez nous des maladies comme la tuberculose ou la rougeole. Alors j’en parle autour de moi.

Vaccination

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Pascal
57430 SARRALBE
8 octobre 2020

Je ne me suis jamais trop inquiété de savoir où j'en étais de mes vaccinations et mon médecin m'a proposé de faire le point. Là, je me suis dit que ce n'était vraiment pas prudent de continuer à jardiner et à bricoler sans être protégé contre le tétanos… et une semaine après, c'était fait !

Vaccination

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Sylvain
52000 CHAUMONT
8 octobre 2020

Pour nous c’était évident : avant d’aller à la crèche, Elia devait être à jour de tous ses vaccins, parce qu’au contact des autres enfants, elle doit être bien protégée. Et on trouve ça plutôt normal que les vaccins soient obligatoires.

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