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Allergies alimentaires

Maux de ventre : et si c’était une allergie alimentaire ?

15 mai 2020 En bref

Dans le premier volet  de notre série consacrée aux allergies, nous avions abordé la sensibilité aux pollens, aux animaux ou aux acariens qui nous entourent. Mais ce que nous mangeons peut aussi être à l’origine de réactions physiques plus ou moins graves. En France, 2% des adultes et 5% des enfants auraient une allergie alimentaire (Inserm 2016), des chiffres en constante augmentation.

J’ai mal eu ventre après un tartare de bœuf : j’arrête la viande ?

Si vous avez laissé votre viande crue dans le coffre de votre voiture en plein soleil, il est probable qu’il s’agisse d’une intoxication alimentaire, et non d’une allergie. Pour ne pas mélanger les choux et les carottes, faisons le point.

allergie intolérance intoxication indigestion symptôme

À noter : une personne peut cumuler plusieurs allergies (allergie à la pomme + allergie au bouleau, allergie aux acariens + allergie aux crevettes). On parle dans ce cas d’allergies croisées. C’est la double peine.


Et maintenant, la question qui fâche : gluten, intolérance ou allergie ? La maladie cœliaque, plus connue sous le nom d’intolérance au gluten n’est pas une allergie. Il s’agit d’une maladie du système immunitaire dont les symptômes sont plus ou moins intenses rendant parfois long le chemin vers le diagnostic. On parle d’intolérance, mais les complications peuvent être graves : retard de croissance chez les enfants et jusqu’à des cancers des voies aériennes et digestives chez les adultes non traités.

Le point commun entre cette maladie et les allergies alimentaires réside dans le traitement, à la fois simple et contraignant : éviction totale de l’aliment à l’origine de la maladie.

Pour éviter les allergies alimentaires, je ne mange plus ?

Pas besoin d’être aussi radical. Premier passage obligé pour savoir si vous êtes allergique : votre médecin traitant. Il fera le bilan et vous orientera si nécessaire vers un allergologue. Faites-lui part de vos antécédents et des conditions dans lesquelles sont apparus les symptômes. Des tests sanguins ou cutanés permettront de valider le diagnostic.

En cas d’allergie confirmée, la principale mesure à adopter est d’éviter l’allergène. Ayez l’œil sur les étiquettes des produits alimentaires, des cosmétiques et des médicaments, l’ennemi peut se nicher là où on ne l’attend pas. Le lait peut se cacher dans les charcuteries par exemple, et oui, votre crème de soins au kiwi peut aussi vous nuire.

Pour les produits non emballés (pâtisseries, sandwiches, plats préparés…), demandez la composition. Les restaurants sont obligés de tenir à jour une carte des allergènes contenus dans les plats qu’ils proposent… même si vous allez parfois leur faire découvrir cette obligation. N’hésitez pas à signaler votre allergie, ce n’est pas une coquetterie, c’est une maladie qui peut avoir des conséquences graves.

Si votre allergie risque de provoquer des symptômes graves, voire mortels, comme le choc anaphylactique, votre médecin pourra prescrire un kit d’urgence (dose d’adrénaline auto-injectable). Gardez ce kit avec vous et familiarisez-vous avec son usage.
Enfin, vous pouvez faire appel à un nutritionniste ou un diététicien si vous avez besoin d’aide pour réorganiser votre régime alimentaire, et éviter les carences.
 

Pour aller plus loin :
https://www.ameli.fr/bas-rhin/assure/sante/themes/allergie-alimentaire
https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/letiquetage-des-allergenes-imperatif-sante-publique
https://asthme-allergies.org/

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/allergies

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