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Le reste à charge

La France, meilleure élève dans le monde pour le "reste à charge"

15 novembre 2019 Les chiffres ont la parole

Le reste à charge (RAC), c'est la part des dépenses de santé qui est prise en charge par les ménages, l'autre partie étant réglée par l'Assurance Maladie et les mutuelles. Les comptes de la santé 2018* nous apprennent que c'est en France que ce RAC est le plus faible, avec 9 % et en baisse de 0,5 point par rapport à l'année précédente.

Un reste à charge bas est une bonne nouvelle : cela signifie que se soigner est abordable et que nos dépenses de santé ne pèsent pas excessivement sur notre pouvoir d'achat. À l'inverse, un reste à charge élevé signifie que de nombreuses personnes vont retarder les soins dont elles ont besoin, ou même s'en priver, et que leur état de santé va se dégrader en même temps que leur qualité de vie. 

Ce que disent les chiffres

La DREES* (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) a comparé les situations dans les pays européens, le Canada, les États-Unis et le Japon. Et bonne nouvelle ! C’est en France que le fameux RAC est le plus faible : seules 9 % des dépenses de santé restent à la charge des assurés contre 16 % pour la moyenne des pays de l'Union Européenne. Il grimpe à 24 % en Espagne, 29 % en Suisse et jusqu'à 35 % en Grèce.

De plus, en France, le RAC est en baisse de 0,5 point par rapport à l'année précédente grâce à une meilleure prise en charge de l'Assurance Maladie et des organismes complémentaires.

Et cette tendance à la baisse devrait se poursuivre dans les années à venir avec la réforme "100 % santé" qui entrera en vigueur en 2020. Elle a pour objectif le remboursement intégral dans trois domaines réputés coûteux pour les assurés : l'optique, les aides auditives et les soins dentaires.

Bravo... mais restons vigilants

On ne peut que se féliciter – collectivement – de ce record français de prise en charge, mais qui a néanmoins un coût... D'autant qu'en France, la dépense de santé en part de PIB est parmi les plus élevées de l’Union européenne. C'est pourquoi nous devons aussi – toujours ensemble – nous assurer que ces dépenses de santé restent sous contrôle. Aujourd’hui, la campagne « On Peut Faire Mieux » met l’accent sur trois grands sujets : le bon usage des médicaments, les arrêts de travail et le transport médical - sur lesquels… on peut faire mieux !

Financement des dépenses de santé en 2017 

Source : OCDE, Système international des comptes de la santé (SHA)
Source : OCDE, Système international des comptes de la santé (SHA)

* "Les dépenses de santé 2018" document publié par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques)

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