français arrêts de travail

Les Français sont-ils champions d’Europe des arrêts de travail ?

Comment nous situons-nous par rapport à nos voisins européens en matière d’absentéisme au travail ?
Des chiffres qui réservent des surprises…

Avec en moyenne 16,6 jours d’arrêt de travail par an, comment se situent les salariés français par rapport aux Européens en matière d’absentéisme au travail ?

En Europe, qui sont les plus gros consommateurs d’arrêts de travail ?

Avec 16,6 jours, les Français sont talonnés de près par les Allemands et se situent bien derrière les Italiens. Ils ne sont donc pas les plus grands « consommateurs » d’arrêts de travail.

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Les arrêts de travail en hausse

Sans surprise, hormis la santé, les raisons invoquées touchent à l’organisation de l’entreprise : mauvaises conditions de travail, manque de reconnaissance, charge de travail, mauvaise ambiance ou encore manque de soutien managérial… Elles représenteraient plus de la moitié des causes d’absence des salariés européens.

Le vieillissement des salariés est également responsable de cette hausse, puisque le report de l’âge légal de départ à la retraite entraîne mécaniquement les salariés à travailler plus tard et amplifie certaines pathologies, telles que les troubles musculosquelettiques par exemple.

L’indemnisation à travers l’Europe : qui sont les plus généreux ?

La générosité d’un régime d’indemnisation pousse-t-elle à l’absentéisme au travail ? En observant les salariés britanniques qui ne sont en arrêt maladie que 5,3 jours par an, on pourrait se demander s’ils sont plus armés pour affronter les maladies ?
Ils sont surtout beaucoup moins bien lotis en ce qui concerne l’indemnisation des arrêts maladie que leurs voisins européens.

Au Royaume-Uni, pour une semaine en arrêt de travail, un salarié perçoit une indemnité de base correspondant à 9% de son salaire seulement. Soit, en moyenne, 36 livres (43 euros). Si l’arrêt dure un mois, cette somme passe en moyenne à 305 livres (362 euros). Même si de nombreuses entreprises offrent des compléments de rémunérations dans ces cas.

Et les Français dans tout ça ? Avec 20% du salaire versé par la Sécurité sociale pour une semaine d’arrêt, on ne peut pas affirmer que le système d’indemnisation français soit extrêmement généreux, même si dans les faits, les grandes entreprises compensent la perte de salaire pour deux salariés sur trois.

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En revanche, certains pays européens comme la Suisse, la Belgique, la Norvège et l’Allemagne savent se montrer bien plus généreux avec les salariés. Dans ces pays, si l’on est arrêté par son médecin, la rémunération reste la même pendant au moins un mois ! Mais les cotisations des salariés et des entreprises pour financer ce système sont souvent calculées en conséquence.

Il serait donc trop simple de ne s’intéresser qu’au niveau de rémunération en cas d’arrêt de travail. Il a par exemple été constaté que lorsque les indemnités sont versées dès le premier jour des arrêts, il y a bien plus de chance que les salariés soient absents.

C’est ce qu’on appelle le délai de carence et dans le secteur privé français. Sa durée est généralement de 3 jours.

Pour un petit rappel sur son fonctionnement, lisez notre dernier article à ce sujet !