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Coeur

Les bourreaux du cœur - Suite et fin

7 août 2020 Reportage

Votre cœur peut être malmené… et pas seulement par le maître-nageur séducteur ou votre jolie voisine de serviette à la plage. Nous vous avons présenté  quelques bourreaux du cœur lors de notre premier reportage : le tabac, le surpoids, la sédentarité. Ils ne sont pas seuls… Leurs coéquipiers répondent aux petits noms familiers d’hypertension et de cholestérol. Et il faut y prêter attention lorsque l’on sait que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde.

La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez agir pour en diminuer les effets en étant vigilant à votre mode de vie, votre alimentation et vos habitudes.

L'hypertension artérielle : pas hyper cool

Tel un ninja, l’hypertension artérielle est silencieuse. Elle ne présente aucun symptôme ni signe particulier mais va frapper votre palpitant très fort sans oublier vos reins et vos yeux... L’hypertension artérielle accélère la fatigue du cœur en augmentant le travail du muscle cardiaque sur le long cours. Celui-ci va au choix se dilater dangereusement ou s’épaissir. Dans les deux cas, votre cœur sera moins performant, pour finir par s’épuiser : c’est l’insuffisance cardiaque avec son lot d’œdèmes et d’essoufflements handicapants. Souvent, la personne hypertendue ignore qu’elle l’est.  Pourtant, cette maladie constitue l’un des premiers facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires et d'accidents vasculaires cérébraux. Pour agir contre ce tueur silencieux, il est indispensable de surveiller régulièrement sa pression artérielle.

La recommandation On peut faire mieux : faites mesurer votre tension artérielle au minimum une fois par an chez votre médecin. Portez une attention particulière à votre alimentation, à votre activité physique et votre stress pour vous prémunir de l'hypertension artérielle. 

La fédération française de cardiologie vous propose un test rapide pour évaluer vos risques de devenir hypertendu : faire le test

Le cholestérol : gare au coup de cœur

Bien loin d’être un super crush, le cholestérol est à fuir…. Encore une fois, ce bourreau du cœur  ne présente aucun signe visible mais peut faire des ravages.

En excès dans le sang, il détériore sur le long terme les artères et favorise le dépôt de plaques de cholestérol. Ces plaques vont finir par rétrécir les artères ou créer des fissurations à l’origine de caillots et d’accidents vasculaires (infarctus et attaques cérébrales). D’où l’importance de contrôler régulièrement son taux de cholestérol en effectuant un bilan lipidique chez son médecin.

Il existe 4 principaux facteurs d’excès de mauvais cholestérol : l’alimentation, les facteurs génétiques et héréditaires, certaines maladies (foie, reins, thyroïde) et  certains médicaments (contraceptifs oraux, cortisone…).

En France, l’hypercholestérolémie serait à l’origine d’un infarctus sur deux et près de 20% de la population adulte  en serait atteinte*.

*Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Cholestérol LDL moyen et prévalence de l’hypercholestérolémie LDL chez les adultes de 18 à 74 ans, Etude nationale nutrition santé (ENNS) 2006-2007 ; France métropolitaine

La recommandation On peut faire mieux : consultez votre médecin qui vous prescrira une prise de sang à jeun et une analyse biologique à minima tous les 5 ans (pour les personnes en bonne santé). Cette prise de sang pourra vous renseigner sur votre taux de bon et mauvais cholestérol. 

L’ensemble des facteurs de risque peuvent vous rendre plus vulnérable si vous en cumuler plusieurs.

La fédération française de cardiologie nous explique sur son site : « si vous avez une tension artérielle modérée, une petite intolérance au sucre, un cholestérol moyennement élevé et que vous êtes un petit fumeur, vous êtes beaucoup plus « à risque » que celui qui aura un cholestérol très élevé isolément ». 

Donc pour vous prémunir et protéger votre cœur au maximum, on y va mollo sur les aliments gras, surtout d’origine animale et les huiles poly-saturées (palme, grillades, chips…), le sel, la cigarette, le stress, les excès de poids… Et si ce n’est pas déjà fait depuis le déconfinement, on enfile une paire de baskets pour une activité physique régulière…

Une question, un doute ? Consultez votre médecin traitant.

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