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Arrêts de travail, indemnités journalières… on peut faire mieux, ensemble !

Réflexe n°1 :
Laisser votre médecin déterminer si un arrêt de travail est nécessaire

Pourquoi c’est important ?

Un arrêt de travail ne sort jamais d’un chapeau. Il n’est pas non plus le fruit d’un voeu chuchoté à l’oreille d’un génie après avoir frotté une lampe magique. On l’oublie parfois, mais un arrêt de travail est une prescription médicale et doit donc être justifié médicalement ! Pour accompagner votre médecin dans sa prescription, un référentiel de la Haute Autorité de santé lui permet de connaître, en fonction des pathologies et du type de travail occupé, la durée indicative de l'arrêt de travail. Une rhinopharyngite ? Pas d’arrêt de travail. Une grippe saisonnière ? 5 jours pour tout le monde ! Une entorse de la cheville de gravité moyenne ? 3 jours si vous occupez un travail sédentaire, mais 14 jours si vous occupez un travail physique lourd. Comme 2 et 2 font 4, angine et travail sédentaire font 3 jours. Donc non non non, on n’essaie pas de grapiller un jour d’arrêt de travail. Faites donc confiance à votre médecin, il sait ce qu’il vous faut pour guérir !

Le saviez-vous ?

Plus de 730 000 arrêts de travail ont été indemnisés dans le Grand Est en 2018, à plus de 500 000 personnes, soit 18% environ des assurés sociaux !

Réflexe n°2 :
Respecter la durée de l’arrêt de travail prescrit

Pourquoi c’est important ?

Petit rappel, l’arrêt de travail initial pour une gastro c’est 3 jours. Pas plus, et pas moins non plus. Alors oui, il est tentant de retourner travailler dès que l’on se sent mieux. Pour retrouver ses collègues adoré.e.s. Mais vos collègues adoré.e.s ne vous adoreront pas si vous revenez alors que vous êtes encore contagieu.se.x. Et sans doute que votre chef ne sera pas non plus très enjoué si en revenant trop tôt vous contaminez vos collègues. Et puis il y a les risques de rechute aussi. 1 personne sur 5 ne respecte pas la durée de son arrêt de travail. Pourtant la durée fait partie du traitement : vous devez vous re-po-ser.

Le saviez-vous ?

6 arrêts de travail sur 10 sont des arrêts de travail de courte durée.

Réflexe n°3 :
se renseigner sur les règles des arrêts de travail

Pourquoi c’est important ?

Qui dit arrêt de travail dit ne pas travailler. Jusque-là, rien de bien surprenant. Mais outre cette règle de bon sens, des obligations entourent les arrêts de travail. Tout d’abord, même si on a des courses à faire, des travaux, un footing, ou qu’on souhaite profiter de ce(s) jour(s) de repos pour rendre visite à X ou Y… On ne fait rien de tel : on se repose. Toute activité est proscrite dans le cadre de votre pathologie. Même si vous pensiez les exercer pendant vos horaires de sortie. Car oui, il y a aussi des heures de présence obligatoire, y compris les week-ends et les jours fériés. Quant aux escapades diverses et variées, on les oublie également : toute sortie du département doit être demandée à l’Assurance maladie 15 jours en avance et doit être acceptée par celle-ci. Donc non, on ne profite pas d’un arrêt de travail pour partir en vacances, et on redemande à sa caisse d'Assurance Maladie les règles en vigueur si on a le moindre doute.

Le saviez-vous ?

48h, c’est le délai pour transmettre votre arrêt de travail à l’Assurance Maladie, si votre médecin établit un arrêt de travail papier. Mais si votre médecin fait un arrêt de travail dématérialisé, la transmission est immédiate et vos indemnités journalières versées plus rapidement !

Réflexe n°4 :
reconnaître l'importance des contrôles

Pourquoi c’est important ?

L’Assurance maladie ne se contente pas de réceptionner les arrêts de travail et de verser les indemnités journalières. Elle les contrôle également. Le mot est lâché : l’Assurance maladie contrôle… tout en informant et en accompagnant les salariés. Parce que certains sont en arrêt de travail depuis de nombreuses semaines et qu’une nouvelle prolongation pourrait être synonyme d'exclusion professionnelle. Parce que certains sont perdus dans les règles. Parce que certains ont besoin qu’on leur explique celles relatives aux arrêts de travail. Parce que certains ont aussi besoin qu’on leur tire les oreilles car oui, les abus et les fraudes existent bel et bien. Le système de santé est un peu comme notre planète : pour qu’il perdure, nous devons tous le préserver, sans tricher. C’est tout le sens des contrôles effectués par l’Assurance maladie. Bonne nouvelle, médecins-conseils ou contrôleurs viennent toujours à vous avec le sourire.

Le saviez-vous ?

Près de 50 000 contrôles ont été réalisés par le Service médical en 2018. Plusieurs centaines de visites à domicile ont aussi été menées, près de 4 personnes sur 10 étant absentes de leur domicile.

Quel patient êtes-vous ?

Vous avez tout lu, tout compris ? Voyons voir si vous avez bien les bons réflexes. Ce petit test à vocation humoristique force volontairement les types de comportements pour vous aider à prendre conscience de façon ludique que vous avez sans doute déjà la bonne attitude, mais qu'on peut faire mieux.

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