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Virus

Mais au fait ? Y’a quoi dans un vaccin ?

6 novembre 2020 En bref

En un peu plus d’un siècle, les vaccins ont fortement contribué à la réduction  du nombre de personnes malades et de décès provoqués par des maladies telles que la poliomyélite, la diphtérie, la rougeole ou encore la variole… Mais au fait, savez-vous comment fonctionne un vaccin ? Piqûre de rappel sur le mode d’action et la composition de ce geste de prévention pas comme les autres.

Anticorps en avant, sus aux microbes !

Depuis la nuit des temps, l’être humain fait face au danger. Mais aujourd’hui, ce ne sont plus forcément les animaux féroces qui sont les plus dangereux pour l’homme. Infiniment plus petits, des ennemis bien plus sournois existent : les microbes.  

On utilise le mot microbe pour simplifier les choses et parler d’éléments microscopiques invisibles à l’œil nu : les bactéries, virus ou parasites. Certains ne sont pas dangereux pour nous et aident même notre organisme à fonctionner. En revanche, d’autres comme le microbe du pneumocoque ou de la rougeole peuvent nous rendre très malade. 

Heureusement, notre système immunitaire, avec son armée de globules blancs (lymphocytes B), a une très bonne mémoire. Une fois qu’il a appris à reconnaitre un microbe, à la prochaine intrusion il sait réagir. C’est ce que l’on appelle l’immunité innée ou adaptative. 

Ainsi, le but d’un vaccin est d’aider les globules blancs à reconnaitre l’ennemi en injectant une sorte de microbe « imposteur » pour qu’ils se fassent les dents dessus. Comme ça, quand ils auront à faire au « vrai » virus, en pleine forme, le système immunitaire ne paniquera pas et saura se défendre en envoyant les anticorps les plus expérimentés.

Composition du vaccin
Source : https://sante.fr/inpes

Un microbe pour en tuer un autre

Les antigènes (éléments microbiens liés à la maladie que l'on veut prévenir) des vaccins contiennent un microbe mort (inactivé), affaibli (atténué) ou parfois même une toute petite partie du microbe en lui-même. On distingue alors deux grands types de vaccins :

Les vaccins vivants atténués

Ils renferment une forme vivante mais atténuée du microbe dont l’agent infectieux a été affaibli par divers procédés afin de diminuer sa virulence. C’est notamment le cas des vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons ou la fièvre jaune…

Les vaccins inactivés ou tués

Lorsqu’il n'est pas possible d'atténuer la virulence, l'agent infectieux est alors inactivé ou tué grâce à un procédé chimique ou en utilisant une source de chaleur. Dans cette catégorie, on retrouve les vaccins contre la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la grippe, ou le papillomavirus humain…

Les adjuvants

Souvent accusés des plus grands maux, les adjuvants, comme leur nom l’indique (du latin adjuvare : aider),  sont présents dans le vaccin pour le rendre  plus efficace en augmentant, par exemple, la rapidité d'action ou en diminuant la quantité d'antigènes nécessaire. Alors pourquoi sont-ils critiqués ? Serait-ce à cause de la très faible dose de sels d’aluminium qu’ils contiennent : 0,3 à 0,8 mg? À titre de comparaison, deux carrés de chocolat contiennent déjà 0,4 mg d’aluminium. Rien d’anormal pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

D’autres éléments peuvent également faire partie de la composition des vaccins : des conservateurs qui empêchent la contamination microbienne ou des stabilisants (lactose, sorbitol…) qui maintiennent la qualité de conservation du vaccin.

On se renseigne pour combattre les idées reçues :

  • Vous vous interrogez sur les risques liés à la vaccination ? 
    • Le vaccin est un médicament. Et comme pour tous les médicaments, il peut y avoir des effets indésirables. Même s’ils restent très faibles et sans gravité, vous pouvez consulter le site vaccination info service, le site de référence sur la vaccination, pour en savoir plus
  • Vous doutez de l’intérêt de vous faire vacciner ? 
    • Pour bien agir avec la vaccination et comprendre les bénéfices pour soi-même, mais aussi pour ses proches, visitez la page bien agir autour de la vaccination sur notre site internet
  • Vous avez des questions pratiques ? 
    • ameli vous dit tout sur les vaccins et leur prise en charge.

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Médecin tenant une seringue prêt à faire un vaccin

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C'est par ici

personnages se serrant la main

Autour de la vaccination, les bonnes pratiques existent !

Sylvain
52000 CHAUMONT
8 octobre 2020

Pour nous c’était évident : avant d’aller à la crèche, Elia devait être à jour de tous ses vaccins, parce qu’au contact des autres enfants, elle doit être bien protégée. Et on trouve ça plutôt normal que les vaccins soient obligatoires.

Vaccination

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Pascal
57430 SARRALBE
8 octobre 2020

Je ne me suis jamais trop inquiété de savoir où j'en étais de mes vaccinations et mon médecin m'a proposé de faire le point. Là, je me suis dit que ce n'était vraiment pas prudent de continuer à jardiner et à bricoler sans être protégé contre le tétanos… et une semaine après, c'était fait !

Vaccination

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Jeanne
08240 AUTHE
8 octobre 2020

C'est normal qu'on se pose des questions sur les vaccins, mais je crois que le vrai risque, c'est de revoir chez nous des maladies comme la tuberculose ou la rougeole. Alors j’en parle autour de moi.

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