arrêt de travail temps partiel

Je teste l’arrêt de travail à temps partiel

L’arrêt de travail à temps partiel permet à la fois de se soigner et de poursuivre son activité professionnelle avec des conditions aménagées.

Muriel, chargée de communication de 54 ans, se souviendra de son séjour au ski de l’hiver 2018 : une mauvaise chute responsable d’une entorse du genou et l’annonce de la nécessité de porter une attelle pendant 7 semaines !

« Le médecin m’a d’abord prescrit un arrêt de travail d’un mois et des soins de kiné, à raison de 3 séances par semaine pour remuscler la zone blessée. Malgré la difficulté pour aller à ces rendez-vous -j’habite un 4e étage sans ascenseur – j’envisageais mal d’être arrêtée pendant plusieurs mois, alors que mise à part ma jambe et ma difficulté à me déplacer, j’étais en forme.

Comme je me souvenais avoir vu des collègues reprendre le travail à mi-temps lors d’un arrêt de travail et que mon employeur est assez ouvert au télétravail, j’ai soumis l’idée à mon médecin traitant et à mon employeur. Avec leur accord et celui du médecin du travail, la solution a été retenue à partir de mon deuxième mois d’arrêt de travail.

Concrètement, c’est le médecin traitant qui m’a prescrit un arrêt de travail à temps partiel thérapeutique.
J’ai ensuite été reçue par le médecin du travail qui a fait ses recommandations à mon employeur pour l’aménagement de mes horaires de travail à domicile, avec 3 matinées par semaine pour mes rendez-vous chez le kiné. Bien sûr, l’employeur a un rôle à jouer pour faciliter la reprise du travail dans de bonnes conditions.

Après un mois d’arrêt à temps partiel thérapeutique et la reprise de mon activité à domicile, je mesure à quel point cette solution est d’un grand confort pour moi : je limite mes déplacements et j’ai des rendez-vous à jours fixes chez le kiné. Mais aussi psychologiquement, je sais que je reste dans le coup professionnellement, j’apporte mon aide à l’équipe et la charge de travail à laquelle je devrai faire face après plusieurs mois d’absence sera moindre.

Grâce à cet avenant temporaire à mon contrat de travail mon salaire est maintenu et mon état de santé s’améliore rapidement ! Je ne suis pas sûre qu’en ayant repris le travail à temps plein, avec des contraintes horaires, j’aurais été aussi assidue à mes séances de kiné qui sont la clé pour éviter une opération ! »